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RUBIS

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DES MYTHES ET LEGENDES ASSOCIES AU RUBIS...

Pierre de naissance



Juillet

Signe astrologique



Le Bélier, le cancer

Dieu associé



Mars

DES DEMEURES DIVINES HINDOUISTES AUX COURONNES DES ROIS

Avant d'être associée à l'amour, la couleur rouge du rubis le faisait associer au danger, au combat ou au sang (soignant les maladies cardiaques).
Les rois chrétiens l'utilisèrent dans une véritable théologie du pouvoir : serti au centre de la plupart des couronnes depuis le XIIème siècle.
Quelques détails supplémentaires ci-dessous...

Index des mythes associés aux rubis

Au Myanmar : la pierre divine, le premier rubis
Hindouisme, l'éclairage du domaine des dieux, la reine des pierres
Grece antique : alarme d'un danger
Les mille et une nuit : le royaume de Serendib
La création du troisième ciel par Allah
Chrétienté : ancien testament : Abraham et le rubis du péché
Europe médiéval : l'œil des vouivres
Tradition hermétique : la pierre philosophale
La légende du Graal : le rubis redeviendra émeraude
Royauté chrétienne : le symbole de la crucifixion
Aztèques le premier monde : le soleil du premier monde
Les premières mythologies associées au rubis, furent vraisemblablement issues des peuples du royaume birman (Myanmar actuel), berceau classique des rubis.

Cette gemme y fut longtemps considérée comme sacrée : une légende nous dévoile ainsi qu'en des temps très anciens, un aigle géant, survolant le monde à la recherche de proies, aurait trouvé une pierre rougeoyante de dimension gigantesque. Attiré, confondant cette dernière avec un morceau de viande sanguinolante, il s'en empara. L'aigle emporta ensuite l'énorme rubis au sommet du plus haut pic d'une vallée du nord de Myanmar et l'y abandonna.

Ainsi naquit la vallée de Mogok (dont il est fait mention à nombreuse reprise sur ce site, berceau des rubis antiques), et tous les rubis extraits de ces mines seraient donc des morceaux de cette pierre originelle.
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Dans la mythologie hindouiste, l'éclat, la transparence des cristaux de rubis, le font associé à la lumière divine qui chasse les ténèbres. Ainsi, selon certaines légendes d'énormes escarboucles (nom ancien du rubis) éclairaient les demeures des dieux.

Cette idée de pierres "lumineuses" semble puisée de la genèse hindouiste : lorsque Brahma, divinité créatrice du monde, sépara la terre en sept régions infernales, il y fit régner d'énormes serpents aux yeux de rubis qui dissipaient les ténèbres.

Plus tard, on retrouvera, à nouveau, cette même référence dans la tradition Shivaite, une description de cités mythiques disparues du peuple Assour y est faite. Dans la mythologie de ce peuple, Shiva tenait une place prépondérante. En son honneur ils érigèrent trois cités très riches qu'ils éclairaient par d'imposants rubis.

Le rubis est également mentionné dans une autre légende fondatrice : la légende de la création de l'Amrita (divin nectar). Dans cette légende, parmi les trésors qui sortirent du barattage de l'océan originel par les dieux (Deva) et les démons (Asuras), plusieurs ont attraits au rubis :
- Chintamani, le Joyau qui exauce les vœux.
Selon les traduction, on y voit un rubis ou un saphir (pierre bleue sombre).
Vishnu le déposa sur sa couronne divine avant que les Nâga ne l'emmènent dans leur royaume souterrain.
- Sri, la déesse de la fortune. Désirée de tous, elle plaça Vaijayanti, la guirlande de l’éternelle victoire, autour du cou de Vishnu, l'elu de son coeur. Cette fabuleuse guirlande contenait, selon ses descriptions, de magnifiques rubis.
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Dans l'antiquité greque, la couleur rouge du rubis le fait associé au danger et au sang.
Ainsi, le rubis était réputé changer de couleur à l’approche d’un danger, s'assombrissant à la mesure de la gravité du présage (jusqu'au noir), il reprenait sa couleur lorsque celui-ci s’éloignait. Les voyageurs et les marchands le portait, par précaution, en talisman.
Le rubis était l'emblème populaire du bonheur, il résistait au venin, et avait le pouvoir de cicatriser les plaies et de soulager les troubles cardiaques.
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On trouve dans le conte des mille et une nuits, nombre de références au rubis, on peut citer, notamment, la pierre exceptionnelle offerte par un roi de Ceylan lors d'un de ses voyages.

Lors de son sixième voyage, Sinbad échoue, en effet, avec son équipage sur l'ile de Ceylan (actuel Sri lanka). L'ile abonde de pierres précieuses mais n'offre aucune nourriture aux naufragés. Bientôt seul, ses compagnons morts de faim, il atteint par chance, la cité du roi de Serendib. Ce dernier, captivé par les récits de Sinbad, décide de l'aider à retourner au royaume d'Haroun al-Rashid, souverain de Bagdad, non sans l'avoir couvert de présent, et parmi eux, une coupe taillée dans un seul rubis.

Et si ces récits semblent s'appuyer, pour partie, sur des faits réels, cette coupe magnifique ne fut jamais retrouvée...
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Les septs ciels... Toujours dans les mille et une nuits, Sinbad, fut retenu, un temps, prisonnier auprès du Vieillard-de-la-Mer sur la Côte d’Airain.

Le vieil homme lui révéla la naissance du Monde à laquelle il avait assisté dans des temps immémoriaux. Selon lui, le Monde fut créé un dimanche et un lundi par Allah. De sa main, il bâtit les sept ciels (vous voyez maintenant d'où vient l'expression « septième ciel »), le premier fait d’une seule émeraude, le deuxième d’une feuille d’argent, le troisième d’un pavé de rubis, le quatrième d’un treillis de perles, le cinquième d’une voûte d’or, le sixième d’un semis de topazes, et le septième d’une nappe de feu.
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Les récits des prophètes de la tradition judéo-chrétienne sont également régulièrement associées aux rubis

Abraham reçoit de Dieu, par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, un rubis noirci par les péchés des hommes, dont les variations de couleurs témoigneront de la pureté des fidèles au jour du Jugement Dernier...Un bien vilain avertissement pour l'humanité, il serait néanmoins intéressant de connaître sa couleur aujourd'hui.

Un autre épisode de la Bible, mettant Moïse en scène durant son enfance, fait également référence au rubis. Jouant sur les genoux de Pharaon, Moïse déroba, un jour, sa couronne. Les mages égyptiens, imaginant un bien mauvais présage, insistèrent pour que l'on se débarrasse de l'enfant, qui menacerait un jour la royauté. Jéthro, prêtre de Madian, modérant l'assemblée, suggèra alors une mise à l'épreuve pour déterminer si Moise avait commis une erreur de jugement. Il fit porter deux plateaux : l'un de braises rougeoyantes et l'autre de rubis, si l'enfant faisait preuve de finesse d'esprit en choisissant les rubis alors il était dangereux et donc prudent de le tuer, dans le cas contraire, sa vie serait épargnée. Moïse, avisé malgré son jeune âge, choisit les rubis mais l’ange Gabriel, messager de Yahvé, s'empressa de protéger le jeune garçon...en échangeant le rubis contre une braise que l'enfant engloutit. Moïse eût donc la vie sauve mais en bégaya toute sa vie.

Enfin, dans le 'livre des Rois', on trouve une description du trone de Salomon : il "avait quatre pieds. Il était de rubis rouge et on avait travaillé le rubis de façon à en faire quatre lions". Cela devait déjà représenté une gemme de quelques carats...
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A l'origine, selon les légendes de Franche-Comté, la vouivre est décrite comme un animal fantastique vivant aux abords des marais, lacs, étangs où elle aime venir se désaltérer et se baigner.
Cet animal folklorique portait, incrustée au centre de leur front, une splendide escarboucle semblable à un charbon ardent, comme oeil unique. Soucieuse de son trésor, la vouivre s'en détachait cependant pour aller pêcher.

Ainsi, l'œil restait parfois caché dans les roseaux des berges d'une rivière ou d'un lac, à la merci des voleurs habiles. Ce détail fut à l'origine de nombre de contes mystiques dans lesquels des héros audacieux devenaient riches en dérobant le trésor, d'autant qu'on attribuait à cette gemme le pouvoir de transformer en or ce qu'elle touche.
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La dernière caractéristique évoquée ci-dessus, permet de lier la légende des vouivres à la tradition hermétique des alchimistes. Ceux-ci considéraient en effet, que l'escarboucle symbolisait la pierre philosophale ("Pierre des Sages"), centre d'attention principal des alchimistes de tout temps...Intéressant quand on sait qu'elle était également supposée changer les matériaux les plus vils en or (et, accessoirement, produire l'élixir de longue vie rendant l'heureux bénéficiaire immortel)!
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Dans la légende du Graal, selon certaines traductions, lorsque Joseph d'Arimathie emplit l'émeraude de Lucifer (déjà vu ici) avec le sang du Christ, celle-ci devint rouge. Ainsi, le rubis redeviendra émeraude lorsque l'humanité aura la révélation du Graal et la lumière chassera les ténèbres.
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Durant le bas moyen age, les royaumes chrétiens revendiquèrent le rubis pour une toute autre raison : au-delà de l'ornement, signe ostentatoire de richesse, elle nourrit la théologie du pouvoir.

Sertie au centre de la couronne royale, cette pierre rougeoyante au front du roi, renvoyait immédiatement l’image du Christ et le sang de la résurrection. La royauté acquérait ainsi une légitimité spirituelle.
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La mythologie aztèque affirmait que le monde dans lequel nous vivons était le cinquième. Ainsi, les divinités auraient successivement créé puis détruit plusieurs mondes.

Rappelons ici la légende de ces cinq mondes, celui qui nous occupe étant uniquement le premier.
Le premier monde des aztèques aurait été éclairé par un Soleil rougeoyant, une escarboucle (pierre rouge qui pourrait être un rubis) lumineuse, ce monde disparut malheureusement (ou plutôt heureusement) dans un déluge, les quelques êtres humains qui survécurent devinrent des poissons.

Suivi un second monde, réchauffé par un soleil de feu, qui fut, lui aussi, détruit par des jets de flammes, les hommes furent réduits à l'état de bête. Le troisième monde, né sous un Soleil noir, fut englouti à la suite d'un tremblement de terre, et les hommes furent dévorés par les bêtes sauvages. Le quatrième monde, apparu sous le Soleil de l'air, s'acheva par la métamorphose des hommes en ouistitis. Enfin, un cinquième monde fut créé, qui connut le Déluge universel  (ça ne vous rappelle rien?) : seuls un homme et une femme parvinrent à gagner le sommet de la montagne et évitèrent l'extermination, ils repeuplèrent la terre.
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