DES MYTHES ET LEGENDES ASSOCIES AU DIAMANT...
Pierre de naissance
Avril
Signe astrologique
Scorpion
Dieu associé
Indra
DES LARMES DES DIEUX AUX EMPOISONNEMENTS
Infusibles, extrêmement durs, translucides, les cristaux de diamants blancs prirent durant l'antiquité la symbolique de pureté et d'invincibilité.
Prisé jusqu'à la Renaissance pour ses vertus curatives, on payait des fortunes pour se procurer des médicament à base de diamants réduits en poudre.
Finalement, après maints décès, il fallut bien reconnaitre que ce traitement tuait plus qu'il ne soignait et désormais on le porte au doigt...il faut le reconnaitre c'est un peu moins risqué.
Quelques légendes collectées sont disponibles ci-dessous...
Index des mythes associés aux diamants
Hindouisme : Indra et son trident de diamant
Bouddhisme : un remède contre l'ignorance
Mythes égyptiens : la croix de Ankh
Mythes grecs : les larmes de dieux
Alexandre le grand et la vallée maudite
Mythes romains : la pureté des forces du bien
Chrétienté : La cabale
Les mille et une nuits : une autre vallée de diamants
Europe : Moyen age, des vertus curatives
Europe : Renaissance, le désenchantement
En Inde, le diamant a une place dans les mythologies les plus anciennes : on croyait qu'ils étaient créés lorsque la foudre touchait les rochers. Il fut, ainsi associé précocement au dieu Indra.
Indra, une des plus anciennes divinités, dieu guerrier, tueur de démons , est le seigneur du ciel dans le panthéon védique. Il est armé de l'arme suprême « Vajra » signifiant « foudre » et « diamant » en sanscrit.
Ainsi, cette divinité est-elle couramment représentée porteuse d'un trident en diamant qui terrassa, notamment, le dragon de la sécheresse qui avait avalé les eaux cosmiques.
Le diamant était également associé très tôt au symbole de caste : incolore, il est réservé aux brahmanes, quand la teinte rouge revient aux guerriers et le jaune aux commerçants.
Porteur d'une dualité : le diamant protecteur dans sa perfection, pouvait conduire au malheur s'il était imparfait.
Le cristal de diamant, dans cette tradition, par sa forme géométrique (octaèdre) symbolisait la résistance de l'homme face aux attaques venant des quatre points cardinaux, mais aussi celles des puissances démoniaques et divines.
Enfin, il faut noter, que dans certains temples, on le trouve parfois ornant le front de Shiva (pour exemple, le Nassak/Œil de l'Idole du joaillier Robert Mouawad)
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"Vajra" en sanscrit donna "Dorje" en tibétain, et prit une connotation plus pacifique : il permettrait la destruction de l'ignorance. Ainsi le bouddha évoque-t-il un esprit de diamant comme un état de pureté, de perfection que l'homme doit atteindre.
Le Vajra prend aujourd'hui la forme d'un chapelet, qui peut être orné d'un diamant, et est porté par les lamas tibétains, associée à une cloche, durant les cérémonies.
Vajra ou dorje (seigneur des pierres: diamant) peut précéder les nom de dieux marquant leur aspect transcendant. Ces divinités sont alors représentées avec un vajra dans la main.
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On lit parfois que le diamant symbolisait le soleil, synonyme de force, de courage et de vérité. Certains auteurs avancent même qu'on le plaçait au milieu de la croix ansée du signe Ankh, hiéroglyphe égyptien signifiant “la vie”.
Peu d'éléments permettent toutefois de vérifier que le diamant était connu en Egypte antique : aucun diamant dans les trésors antiques égyptiens, aucun texte identifiant formellement une telle pierre.
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Plusieurs mythes grecs sont associés à un matériau incassable nommé 'Adamantis' (invincible en grec).
On sait aujourd'hui que, pour la plupart, ils ne désignaient pas encore réellement le diamant, mais simplement un matériau réputé 'invincible'.
Le diamant ne semble, quand à lui, être ramené en Europe qu'après les conquêtes d'Alexandre, postérieurement donc à l'élaboration de ces légendes.
Voici, en quelques lignes, les plus connues.
L'axe du monde :
Platon (Vème-IVème siècle av JC) évoquait l’image d’un axe du monde formé de diamants, il considérait les diamants comme des êtres vivants contenant des esprits célestes.
La mythologie grecque fait également plusieurs références au diamant (Adamas « invincible » « indomptable »).
Les flèches de Cupidon :
les grecs pensaient que le diamant étaient des larmes de dieux ou des éclats d’étoiles et les flèches de Cupidon, dieu de l'amour, en auraient été terminées, leur conférant leur pouvoir de séduction.
La légende d'Alceste
Euripide dans sa tragédie d'Alceste hercule combat la mort pour lui faire rendre Alceste en l'enchainant par des liens de diamants
Diamant, un guerrier à la fin tragique
Dans la mythologie, on voit également Cronos (titan cruel, père de Zeus) transformer un guerrier appelé « Diamant » en pierre précieuse.
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Parmi les légendes qui accompagnèrent les récits mythiques d'Alexandre le Grand , une de plus remarquables et celui de la découverte d'une vallée située en Inde et parsemée d'innombrables et merveilleux diamants.
Des serpents terrifiants, au regard mortel, en étaient les gardiens, et Alexandre eu recours à la ruse pour les abuser : muni de miroirs, il renvoyait leurs reflets aux monstres, seul subterfuge capable de les faire périr.
Cette légende est également mentionnée dans un texte d'Epiphanius, évêque de Constantia au IVe siècle.
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Pline l’Ancien, au Ier siècle de notre ère, opposait le bouc, symbole du mal, de la bassesse et des forces démoniaques au diamant, symbole de la pureté et du Bien.
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Les premiers cabalistes juifs affirmaient que douze pierres, gravées d'un anagramme du nom de dieu, possédaient un pouvoir mystique. Chacune d'elle était associée à un ange : le rubis à Malchediel, la topaze à Asmodel et le diamant à Humatiel.
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Dans les mille et une nuits, on trouve une autre référence à la vallée de diamants , (inspirée des récits d'Alexandre?) certains liens sont troublants...
Durant le second jour de l'histoire de Sinbad, la 549e nuit de Shéhérézade, il raconte comment, accidentellement abandonné par son équipage, il se retrouve seul dans une inaccessible vallée de serpents géants et d'oiseaux, les Rohks. Piégé dans le nid d'une de ces créatures, il se rend compte que le sol du nid est tapissé de diamants.
Les marchands astucieux de cette vallée récoltaient les diamants en lançant des morceaux de viandes dans la vallée. Les oiseaux, attirés par l'appât, les subtilisaient puis les ramenaient à leur nid. La viande, toute recouverte de diamants, était alors récupérée par les marchands à l'aide d'une corde.
Ainsi Sinbad, pour se sortir d'affaire, s'attache à une pièce de viande, emportant avec lui un gros sac de pierres précieuses.
De retour à Bagdad, il fit une fortune en revendant ces diamants. La vallée décrite pourrait être la vallée de Mogok de Myanmar.
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Au XIIe siècle, de nombreuses vertus curatives sont associées au diamant, par apposition ou par ingestion, il pourrait guérir de nombreux maux, y compris la peste.
Les personnes, qui en avaient les moyens, en arboraient sous forme de bague comme protection.
Sainte Hildegarde de Bingen lui prête quelques autres vertus intéressantes : placé dans la bouche, il guérirait le menteur, repousserait le diable qui déteste cette pierre parce qu'elle résiste à sa puissance.
Les diamants de grande qualité donneraient, quand à eux, de l'énergie, de la force, de la beauté, et garantiraient bonheur et longue vie.
Monté sur de l’or et porté du côté gauche, le diamant avait le pouvoir de repousser les cauchemars, les mauvais esprits, les fantômes ainsi que la faculté d’adoucir les bêtes féroces. Une maison touchée à chaque coin avec cette pierre était supposée être protégée de la foudre, des orages et de différents fléaux. Les diamants pouvaient aussi bien procurer vertu et générosité, que calmer des malades mentaux. De même devant les tribunaux, ils auraient favorisé ceux qui en portaient. Non seulement on croyait que les diamants pouvaient apporter la chance et le succès, mais aussi qu’ils avaient le pouvoir de contrer les prévisions néfastes des astrologues.
La tradition de la bague de fiancailles en diamant remonte à 1477.
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A partir de la renaissance, diverses études montrent que le diamant, ingéré en poudre, tue plutot que ne guérit.
Trop tard, toutefois pour le pape Clément VII (1523-1534) qui décédera des suites d'une trop grande ingestion d'un médicament à base de poudre de diamant.
Catherine de Médicis innova donc en l'utilisant comme poison, qu'elle testa notamment sur le joailler Benvenuto Cellini.
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